Ligne Morice






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Cartographie de la ligne Morice.


La ligne Morice était une ligne de défense armée constituée pendant la guerre d'Algérie, à partir de juillet 1957. Son nom provient d'André Morice, ministre français de la Défense de cette époque.




Sommaire






  • 1 Caractéristiques


  • 2 Mines antipersonnel


  • 3 Notes et références


  • 4 Voir aussi





Caractéristiques |




Surveillance de la ligne Morice par des soldats français à Souk Ahras.


La ligne Morice courait le long de la frontière entre l'Algérie et la Tunisie (sur 460 km), afin de couper les combattants de l'Armée de libération nationale de leurs bases à l'étranger. Elle a été la première ligne de défense française durant la bataille des Frontières.


Barbelée, électrifiée, minée et surveillée en permanence, elle a rempli son rôle. La ligne Morice a été partiellement doublée par la ligne Challe en 1959.



Mines antipersonnel |




La ligne Morice vers 1958


On estime au début du 21e siècle qu'il restait plusieurs centaines de milliers de mines terrestres (mines antipersonnel) non désactivées sur les plus d'onze millions implantées par l’armée française sur l’ensemble du territoire.


Selon Alger, en comptant les engins explosifs déposés par les groupes terroristes durant la guerre civile algérienne et les mines utilisés par ses forces, il restait plus de trois millions de mines actives en 2004.


Ces mines ont longtemps continué de causer des pertes a la population locale[1],[2]. C'est en octobre 2007 que le général Jean-Louis Georgelin, alors chef d’état-major des armées françaises, a officiellement remis à son homologue algérien, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, les plans concernant les mines que l’armée française avait placées le long des lignes Challe et Morice entre 1956 et 1959.


L'Algérie a rejoint le Traité d'Ottawa ou Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel en 2001, et en 2017, l'Algérie a annoncé formellement à Genève, l’achèvement des obligations de déminage de son territoire après des décennies de travail, obligations qui lui incombaient au titre de la Convention, en traitant 93 zones minées ou soupçonnées de l’être, dont 78 qui faisaient partie du barrage miné[3].



Notes et références |





  1. http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/07/02/en-algerie-des-mines-francaises-explosent-encore/


  2. http://guy.perville.free.fr/spip/article.php3?id_article=95


  3. « Convention sur l'interdiction des mines: Après des décennies de travail, l'Algérie, l'un des pays les plus touchés par les mines antipersonnel, est désormais libre de ce fléau », sur www.apminebanconvention.org (consulté le 1er avril 2017)




Voir aussi |



  • Guerre d'Algérie

  • André Morice



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